samedi 6 août 2016

LE DROIT ET LA JUSTICE ELEVENT UNE NATION


GUIDE DE PREDICATION

DIMANCHE 07 Août 2016

 
Thème : LE DROIT ET LA JUSTICE ELEVENT UNE NATION

 
Textes : 2Chroniques 19 :4-10 ; ACTES 10 :30-35

 

I - INTRODUCTION

II – DEVELOPPEMNT
 

A-   Comprenons le thème

LE DROIT : Ce qui est juste. C’est la faculté d’accomplir ou non quelque chose, ou d’exiger quelque chose à autrui, en vertu des règles reconnues.

LA JUSTICE : Principe moral qui exige le respect du droit et de l’équité.

Le thème annonce qu’une nation qui est gouvernée par le droit est une nation où il fera bon vivre pour chacun et pour tous, car étant sous la grâce de DIEU.

 
B - Observation des textes

Le premier texte, 2Chroniques 19 :4-10 nous montre comment le roi Josaphat établit des juges dans son royaume et nous énonce les consignes relatives au jugement. Après son retour sain et sauf de la guerre, dans sa maison à Jérusalem, le roi Josaphat prit la décision d’établir des juges sur l’ensemble de son royaume. Conscient de la souveraineté de Dieu, le roi a compris qu’un règne de paix et de stabilité passe par l’observation des lois de l’Eternel en ce qui concerne les jugements rendus. Pour une gestion efficiente du royaume, les juges ne doivent pas perdre de vue cette recommandation formelle du verset 6 : « Prenez garde à ce que vous ferez, car ce n’est pas pour les hommes que vous prononcerez des jugements ; c’est pour l’Eternel, qui sera près de vous quand vous les prononcerez

Le 2eme texte, Actes 10 : 30-35 nous parle de la vision du romain Corneille et de sa rencontre avec Pierre. Voilà un homme qui reçut la visitation du Seigneur au moment où il priait à la neuvième heure. Selon les Hébreux, ce païen romain n’était pas destiné à entrer dans le plan du Seigneur. Qu’est-ce qui a donc motivé le Seigneur à porter son regard sur ce païen pour lui recommander d’envoyer des gens à Joppé aller chercher Simon Pierre ? «  Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » Actes 10 : 34-35.

 
C- Interprétation

Le premier texte nous montre que pour une gestion efficiente de la royauté, les juges établis par Josaphat devraient juger selon le droit et non en tenant compte du niveau social de leurs concitoyens. Ils doivent comprendre que toutes les décisions qu’ils prendront à l’encontre de quelqu’un, doivent satisfaire Dieu chez qui, il n’y a ni iniquité, ni égards pour l’apparence des personnes, ni acceptation de présents et que c’est pour le Seigneur qu’ils le font et non pour eux-mêmes (verset 6 et 7). La désobéissance à ces principes cardinaux peut conduire le peuple à la ruine totale. L’un des facteurs de la stabilité du royaume au temps de Salomon résidait en sa capacité à faire des jugements objectifs et non partisans. Ceux qui jugent sans tenir compte du droit ni de la justice sont sous la menace du Seigneur. C’est pourquoi le prophète Malachie avertit les sacrificateurs de son temps sur l’imminence des menaces du Seigneur sur leur jugement : «  Et moi, je vous rendrai méprisables et vils aux yeux de tout le peuple, parce que vous n’avez pas gardé mes voies, et que vous avez égard à l’apparence des personnes quand vous interprétez la loi. » Malachie 2 :9.

Dieu ne reçoit point de présents. Mais ceux qui, aujourd’hui exercent des fonctions d’autorité que ce soit au plan spirituel ou temporel, en font une exigence, allant ainsi dans le sens contraire de ce que prescrit l’Ecriture : Deutéronome 10 :17-19 ; Deutéronome 16 : 18-20.

Ceux qui sont prompts à offrir des présents et qui veillent à ne pas oublier de le faire régulièrement sont dans leurs bonnes grâces et sont l’objet d’attention particulière. Ainsi s’avère juste et vérifiée cette moralité du fabuliste français Jean de la Fontaine : « Selon que serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir. »

Le second texte montre les bienfaits de l’aumône, de la pratique de la droiture et de la justice qui ne sont autres que l’expression de l’amour du prochain. Si le centenier Corneille eut ce privilège du Seigneur, c’est avant tout à cause de ce témoignage d’Actes 10 : 1-4. Dans l’attitude de Corneille, nous remarquons que les largesses qu’il faisait dans le silence ne passaient pas inaperçues devant le Seigneur et si ses prières étaient exhaussées, c’est par rapport à sa manière de vivre en n’usant pas de son rang social pour brimer les pauvres ou pour prononcer des jugements iniques. La différence entre le jugement des hommes et celui de Dieu est que Dieu lui, ne fait point acception de personnes.

 
D- Application

 -       Nous devons faire de la justice et de la droiture des préoccupations quotidiennes si nous voulons voir la main de  Dieu dans notre vie.

-       Le dirigeant ou le gouvernant doit appliquer son cœur à jeter continuellement un regard bienveillant sur les pauvres et les malheureux et à veiller à leur bien-être Psaume 72 :1, 2,12-14 en vue de faire régner la paix dans l’Eglise et le Pays.

-       Ayons les mêmes considérations pour toutes les personnes qu’elles soient de conditions sociales élevées ou modestes, qu’elles soient riches ou pauvres.

-       Nous devons pratiquer l’aumône afin de prospérer à tous égards comme le veut le Seigneur qui dit : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme. » 3Jean2.

 
III – CONCLUSION

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D’après guide du Prédicateur 2016.
Saint Siège Porto-Novo

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